Louis Jarno (1939-2023)

 

Né à Guer le 2 mai 1939 au sein d’une fratrie de trois garçons, Louis Jarno embrasse la prêtrise le 3 juillet 1966, après avoir fait ses études au petit séminaire de Ploërmel. « J'ai été ordonné prêtre dans ma paroisse de Guer, c'est la première fois que l'évêque ordonnait dans les paroisses » [Louis Jarno, Ouest-France du 6 juillet 2016]. Nommé vicaire à La Roche-Bernard dès 1967, ce jeune prêtre se distingue d’emblée en portant les couleurs de l’entente Roche-Vilaine pendant deux saisons et en participant activement à l’accession du club en Division Régionale d'Honneur (DRH). 

C’est le 23 août 1969 que l’histoire entre Louis Jarno et Saint-Dolay débute véritablement. À 30 ans, il devient vicaire dans la paroisse et s’implique immédiatement dans la vie locale en signant à l’Amicale dolaysienne, alors en première division de district. Son impact est immédiat. Devenu entraîneur-joueur dès l’année suivante, il mène l’équipe en Promotion d’Honneur. En 1976, un an après son départ pour Malestroit, le respect est tel que le club organise un jubilé mémorable en son honneur. Dans son édition du 25 août 1976, Ouest-France décrivait ainsi le prêtre-joueur : « Possédant des qualités indéniables de footballeur, il gagna la faveur du public et mit ses talents au service de l’Amicale dolaysienne. Les défenses adverses redoutaient sa frappe de balle, sa rapidité et son jeu de tête car, servi par des qualités athlétiques remarquables… il affectionnait les centres aériens et il s’avéra bien souvent le meilleur buteur du championnat ». 

Après avoir marqué les esprits sur les terrains, Louis Jarno poursuit son ministère avec la même ferveur à Malestroit. Recteur à Pleucadeuc (1981-1995), puis aumônier des Scouts de France. Le sport a eu une place importante dans sa vie, il a joué, jusqu'en DH, dans les clubs des communes où il a officié comme prêtre. Avec l’âge, il a passé ses diplômes d'entraîneur et a dirigé des équipes jusqu’à ses 47 ans. 

Puis il dédie les dernières décennies de sa vie aux plus fragiles en tant qu’aumônier de l’hôpital de Guémené-sur-Scorff (1998-2016). Il fait le bilan de sa vie dans un article de Ouest-France: « J'ai eu beaucoup de la chance de faire du sport, cela m'a grandement apporté dans ma vie. J'ai appris à être très proche des gens ». 

Il s’éteint le 22 février 2023 à la maison Saint-Martin de Josselin. Lors de ses obsèques, le père Henry Goyallon lui rend hommage : « Louis tu es resté 18 ans à l’hôpital de Guémené-sur-Scorff en tant qu’aumônier. Chaque semaine, chaque jour tu as visité les personnes pensionnaires de l’établissement. Tu suivais de manière assidue les entrées des nouveaux patients. Ton humanité, ta présence humble et réconfortante, ton respect et ton immense bonté faisaient que tes visites étaient appréciées et désirées. On peut dire que tu comptais beaucoup, notamment, pour celles et ceux qui n’allaient pas à l’église ».

 

Sources : archives diocésaines, Ouest-France

Visuels : Collection Géraud, Chaussée, Leduc et Ouest-France 

 

Yolande Landais

 

Yolande est née le 24 avril 1943, petite dernière d’une fratrie de six enfants. Ses parents se sont rencontrés sur leur lieu de travail au château du Plessis, son père Henri (1890-1959) y était cocher et sa mère Amandine Bompoil (1900-1988) aide-cuisinière. Yolande a cinq frères et sœurs : Joseph (1925-1989), Henri (1927-1999), Yvette (1928-2001), Marie (1934-2015) et Joachim (1939-2016). Ses copines sont Marie-Annick Savourel, Anne Leduc et Renée Belliot. 

Yolande obtient son certificat d’études primaires, puis suit une formation de couturière à Saint-Cry et travaille en parallèle à la ferme de ses parents à Bel-Air. Mais sa sœur Yvette la pousse à faire autre chose : aide familiale ? Finalement une amie de la JAC (jeunesse agricole catholique) a repris des études dans l’Oise, Yolande décide de faire la même chose l’année suivante (1964). Cette formation lui permet une remise à niveau et d’obtenir le brevet d’apprentissage agricole (BAA créée en août 1964). Elle complète ensuite sa formation pendant six mois pour devenir conseillère agricole. 

En 1967 employée par la Chambre d’agriculture du Morbihan, elle arrive au sein du groupement de vulgarisation agricole (GVA) de Cléguérec et progressivement elle va conseiller les agricultrices dans les cantons de Baud, Pontivy et Rohan. Passionnée par son travail, elle a participé à l’apprentissage lors du développement des congélateurs, lors du passage à la TVA, mais aussi au développement de l’embellissement des fermes avec plus tard le concours des fermes fleuries. Yolande conseillait aussi les agricultures sur « les relations humaines » : l’expression orale, trouver sa place face à sa belle-mère, organiser son temps de travail… 

36 ans de carrière « un métier que j’ai beaucoup aimé car c’est un métier de contact avec des femmes qui voulaient avancer, les échanges étaient riches. Ce métier a été une chance et m’a permis de me construire ». 

 

Témoignage recueilli le 11 août 2025 par Marie Géraud à Pontivy 

Abbé Gicquel (1920-1998)

André Joseph Marie Gicquel est né en 1920 à Caro (près de Ploërmel). Il est ordonné prêtre le 31 mars 1945 à Vannes par son Excellence Monseigneur Le Bellec, évêque de Vannes.

D’abord vicaire à Questembert, il arrive à Saint-Dolay le 20 juillet 1946, à l’âge de 26 ans et y reste un peu plus de trois années. C’est peu et pourtant il va marquer la commune de son passage en créant la clique (fanfare Jeanne d’Arc) et le club de football « la Jeanne d’Arc ».

Le 13 septembre 1949, il quitte Saint-Dolay pour Guilliers, où il reste 8 ans, puis il officie à Réguiny.

En octobre 1959, il quitte le Morbihan pour le diocèse de Bourges.

Il décède le 17 février 1998 à 77 ans à Mouhers dans l’Indre.

 

Jeanne PERRAIS, nommé Jeannette (1926-2005)


Jeannette Le Guével est née le 6 septembre 1926 dans une famille de commerçants. Elle est la quatrième d’une fratrie de six enfants. Sa mère Victorine tenait le café-tabac BERTHO et son père Pierre Le Guével décède alors qu’elle est âgée de 3 ans.

 

Jeannette part en pension avec ses sœurs chez une tante paternelle à Mur-de-Bretagne pour continuer sa scolarité. Elle revient à Saint-Dolay pour exercer le métier d’institutrice, elle aide également sa mère dans son commerce. À cette époque, elle est très impliquée dans les mouvements de jeunesse chrétienne, puis devient responsable des jeunes.

En avril 1955, elle épouse Joseph PERRAIS également dolaysien. De leur union naissent quatre enfants : Françoise, Bernard, Monique et Yannick. Ils habitent d’abord à Sainte-Lienne puis à la Picardie. 

Jeannette arrête d’enseigner en 1969. Avant d’entrer de la vie publique en 1971, elle s’est beaucoup investie dans le bénévolat notamment en participant à la création de l’ADMR du canton de la Roche-Bernard. Son rôle associatif a d’abord consisté dans l’aide aux enfants en bas âge puis son activité devient plus intense avec la mise en place des services liés à l’aide aux familles, aux personnes âgées et handicapées. Son dynamisme et son sens des responsabilités l’ont très vite conduite à la fédération départementale de Vannes où elle a longtemps été présidente de la commission aide-ménagère, elle a même été vice-présidente de la fédération. Avec son mari, elle a notamment initié l’installation des appareils de téléassistance au domicile des personnes âgées isolées dans le canton. 

Élue en 1971 conseillère municipale, elle accède le mandat suivant au poste de première adjointe puis devient maire en 1983 et le reste jusqu’en 1995. Durant ses mandats, elle a œuvré à la mise en place du premier plan d’occupation des sols en 1984, à la création du lotissement de l’Épinette en 1988, à la transformation de l’ancien presbytère en mairie entre 1989 et 1992 et à l’aménagement du bourg entre 1993 et 1996.

Jeannette a été également vice-présidente du SIVOM de La Roche-Bernard et a participé à la mise en place de la communauté de communes dont elle a également été vice-présidente. Elle a aussi eu la responsabilité des services sociaux de la commune pendant un quart de siècle. 

 

De par son investissement pour la collectivité, la vie de Jeannette a été bien remplie, très soutenue en cela par son époux Joseph qui a su gérer la sphère familiale. Le bénévolat a été pour elle en quelque sorte une philosophie de vie. Elle nous a quittés le 28 mai 2005.

Le Père Nicolet (1870-1952)

Joseph Marie Nicolet est né le 22 février 1870 à Saint-Dolay. Après de probables études primaires à Saint-Dolay, il fait ses études secondaires chez les eudistes puis à Saint-Martin de Rennes, puis Ploërmel et enfin au grand séminaire de Vannes. En 1895, à Noël, il est ordonné prête et devient vicaire successivement à Molac, Tréal et Néant-sur-Yvel entre 1896 et 1900. 

Bien que dispensé du service militaire, il n’échappe pas le 1er août 1914 à la mobilisation générale. Il est affecté à la 11e section d’infirmiers jusqu’au 3 décembre 1918. 

À son retour, alors âgé de 49 ans, il devient recteur à Hélléan à 49 ans où il fonde un syndicat agricole, puis à Crédin en 1922. 

En 1941, il décide de démissionner et de revenir à Saint-Dolay. « Là au milieu des siens et de ses compatriotes qui l’aimaient », il va connaitre l’occupation allemande et dans des carnets consignés la vie quotidienne de ses heures difficiles notamment de la poche de Saint-Nazaire. 

En voici quelques extraits du débarquement à la création de la poche (juin-août 1944) : 

13 juin 

Débarquement des Alliés sur la côte normande c’est le second front 

16 juin 1944 

Arrivée d’Emile Montoir revenant des prisons d’Allemagne. Il trouve sa sœur partie et pas mal de fourbi dans ses affaires causées par sa sœur. 

17 juin 

Je crois que les Allemands partis il y a une quinzaine approximativement reviennent s’installer à nouveau 

12 juillet 

Je suis allé – voiture Rouillier- à Sévérac saluer N.D. de Boulogne qui accomplit « le grand retour ». Fête superbe pour l’âme et pour les yeux 

23 juillet 

 Dans la nuit du 23 au 24 juillet violent et puissant bombardement sur la côte atlantique. Population de Saint-Dolay alertée crie au Débarquement 

2 août 

A Missillac, journée N.D. de Boulogne 

4 août 

Réunion préparatoire N.D. de Boulogne. La guerre d’aviation fait rage aux environs 

7 août 

Préparatifs pour recevoir N.D. de Boulogne Vierge voyageuse 

8 août 

Départ 7h30 pour aller recevoir à la limite de Saint-Dolay la Vierge qui arrive de Nivillac. Cortège et tenue splendides. Chants et prières vers 4h30 tornade de pluie et vent. Dans le nuit du 8 au 9, 500 veilleurs de nuit à l’église. 

9 août 

Les décorations de la route sont de 5 km. De la mairie à l’église c’est une voie triomphale. Journée de prières. Chants. Pénitence. Veillée toute la nuit. Départ 8h30 pour Théhillac. 

10 août 

Arrivée d’un fort contingent d’Allemands 

 

Après la guerre, le père Nicolet veille sur les Dolaysiens, aide les enfants dans leur devoir comme se souvient avec émotion Yvonne Crespel à 97 ans. Mais rapidement, il tombe malade et est hospitalisé à Malestroit où il décède en 1952. 

Visuels : Collection Leduc et Montoir.

Edmond Géraud (1932-1992)

 

Orphelin de père avant même sa naissance, Edmond est élevé par ses grands-parents cultivateurs au Moulin de la Haie. 

À 18 ans, sur conseil du curé, il devance son service militaire en s’engageant volontaire dans l’armée pour trois ans en novembre 1951. Tout son service se déroule au Maroc, membre de l’Afrique française du Nord et protectorat français à l’époque. Edmond Géraud fait tout d’abord un passage à l’école des spécialistes du matériel (ESM) de Meknès, où il décroche un certificat de capacité en tant que conducteur-manœuvre spécialisé. Il est par la suite affecté à la 804e compagnie des ouvriers du service du matériel (COSM) de Casablanca. À ce titre, il voyage à travers le pays dans plusieurs villes comme Fès et El Hajeb qui compte un camp militaire. Nommé brigadier puis brigadier-chef au sein du 268e bataillon du matériel respectivement en septembre 1952 et mars 1953, Edmond Géraud termine son engagement à la fin de l’année 1953.

Ne souhaitant pas se rengager, il revient à Saint-Dolay. Il se marie avec Monique Retailleau et succède à son beau-père, Auguste, à la ferme de Bellevue en 1956. Ils ont 9 enfants. Edmond Géraud décède en 1992.

Edmond, amateur de photographies, a réalisé un album photo de ses trois années au Maroc. Lors de la Grande Collecte « Afrique-France (XIXe et XXe siècles) en 2020, ses enfants ont prêté cet album pour numérisation aux Archives départementales du Morbihan afin qu’il soit accessible de tous. L’album est consultable à l’adresse suivante 

https://rechercher.patrimoines-archives.morbihan.fr/.../n:3 

Jean Pérais (1887-1942)

 

Jean Pérais est né le 25 mars 1887 à Kernevy. En 1908 et 1909, il effectue son service militaire au sein du 25e régiment d'infanterie puis du 61e régiment d'infanterie où il est canonnier.💣

En août 1914, âgé alors de 27 ans, il est rappelé à l'activité au sein du 28e régiment d'artillerie comme canonnier. Pendant les 4 premières années de guerre, tout se passe assez bien pour lui. Mais le 19 juillet 1918, il est touché par un éclat d'obus à la ferme de Vaux-Castille à Vierzy dans l'Aisne. Il est rapatrié deux jours plus tard vers un hôpital parisien. Il reçoit la médaille militaire par décret du 29 septembre 1918.



Il est réformé en octobre 1919 puis transféré à Pontchaillou à Rennes. Il se marie💑 en février 1921 à Saint-Dolay et a deux enfants Rogatien et Agnès👨‍👩‍👧‍👦. Il décède en janvier 1942 à l'âge de 55 ans. Il est fait chevalier de la légion d'honneur par décret du 11 février 1948. 🎖



Source : registre matricule, article de la revue d'histoire locale d'Allaire, base Léonore.





Joseph Leclève (1903-1995)

Aujourd’hui découvrez Joseph Leclève (1903-1995).

 

Né en 1903 à La Guiha, Joseph est l'ainé d'une grande famille. Ses parents Joseph (La Guiha, Saint-Dolay) et Marie Civel (de Théhillac) se sont mariés un an auparavant à Théhillac. Ils exploitent la ferme de la Guiha propriété de la famille Espivent de la Villesboisnet. Joseph a 8 frères et sœurs : Joseph, Marcel, Marie, Emile, Pierre, Marguerite, Louis et Berthe. Après avoir fait l’armée entre 1923 et 1924 au sein du 2ème régiment de chasseurs de Pontivy où il était chargé de la transmission, il revient travailler à la ferme de ses parents jusqu’à son mariage en 1929. Il se marie avec Yvonne Rousseau et s’installe en ferme d’abord à Fégréac puis Bois-Rivaux à partir de 1932. Le couple voit naitre 4 filles : Augustine, Yvonne et les jumelles Renée et Félicie.

 

À la tête d’une exploitation agricole de 15 hectares, Joseph est féru d’évolution et de modernisation. En 1947, il est décoré chevalier du mérite agricole "20 ans de pratique agricole, président du syndicat agricole, tout dévoué à la cause agricole et à la tête du progrès de la commune“. Il achète un tracteur en 1948, il participe et gagne de nombreux concours agricoles. En 1953, il devient le premier président du centre d’études techniques agricoles de Sud Vilaine (voir l’article du 14 octobre 2023). 

 

Et plus tard, après avoir passé sa vie à changer le métier de paysan, il va consacrer sa retraite à transmettre les anciennes pratiques agricoles et les vieux métiers au sein du club du 3e âge. 

Il aimait également écrire en patois, et il a eu l’honneur de lire un des poèmes sur l’évolution à Paris devant Simone Veil le voici :

Vous allez peut-être ben trouver ça drôle

Que j’vous adresse la parole

Mais croyez-moi sûrement

Je n’suis pas méchant

Car, je ne suis ni orateur, ni homme de tribune

A peine si je sé manier un porte-plume

Mé en qualité de paysan

J’peux quand même ben vous raconter quelques boniments

Et si vous m’pretez ben votre attention

J’vais vous parler de l’évolution

 

Vous rappelez-vous les gars

Y’a déjà assez longtemps d’ça

Qu’on coupe le foin à la faux

Qu’on attrape même ben chaud

Ça t’y été une découverte merveilleuse

Quand on a eu la faucheuse

On disé q’si nos anciens reviendré

Y s’en seré estomaqué

 

Vous rappelez-vous aussi 

Qu’on coupait l’grain à la fauçille

Et que ben lassé le sail

On été content de trouvé le dortoir

On a t’y trouvé notr’ bonheur

Quand y’a eu la machine avec un lieur

As’tour les femmes sont quand même plus heureuses

 

Depuis y’a la moissonneuse batteuse

Dame faut ben moins d’piat d’ragout

Puisque y’a moins d’battouts

 

Pourtant du temps de nos aïeux

On batté l’grain avec des fieux

Et même du temps d’nos pères

On l’batté à la gourgeouère

On a cru faire malheur

En battant à la machine à vapeur

Et v’la ty pas qu’astour

Tous ces engins-là son trainés avec des tracteurs 

On té ty des hommes heureux

Quand on té au cul des bœufs

On n’en fesé des galipettes

Pour manier l’allion ou la curette

Et pour leur donner d’la vitesse

On leur piqué dans les fesses

Astour nos jeunes font davantage le craneur

Parce qu’y sont grimpés sur des tracteurs

 

Vous vous rappelez pas du moteur à crotin

Pour aller au marché ou venir au pat’lin

On l’att’lé sur une cariole

Y vous balance parfaille dans la rigole

Et bon on a mis ça au rancard

Et on a préféré prendre le car

Astour où est’y le zigoto

Qui n’a pas son auto ?

Dame se ben pu pratique

Parce que se automatique

 

Ah ça té ty rigolo

Pour apprendre à marcher en vélo

On déchiré point l’pantalon

On chiffonné toujour l’cotillon

Nos jeunes filles astour font leur coquette

Quand à son sur leur mobylette

Avec ces engins-là on n’ gagne p’tête pas d’argent

Mais sur la route on passe moins de temps 

 

Vous vous rappelez pas d’la chandelle à résine

Qu’éclairé aussi ben l’étable que la cuisine

Dame on a trouvé ça drôle

Quand on a eu la lampe à pétrôle

De dire qu’on a cor’ laissé ça d’coté

Pour s’éclairer à l’électricité

Nos jeunes filles paraissent quand-même plus belles

Sous cette nouvelle chandelle 

On té ty des hommes heureux

Quand on té au cul des bœufs

On n’en fesé des galipettes

Pour manier l’allion ou la curette

Et pour leur donner d’la vitesse

On leur piqué dans les fesses

Astour nos jeunes font davantage le craneur

Parce qu’y sont grimpés sur des tracteurs

 

Vous vous rappelez pas du moteur à crotin

Pour aller au marché ou venir au pat’lin

On l’att’lé sur une cariole

Y vous balance parfaille dans la rigole

Et bon on a mis ça au rancard

Et on a préféré prendre le car

Astour où est’y le zigoto

Qui n’a pas son auto ?

Dame se ben pu pratique

Parce que se automatique

 

Ah ça té ty rigolo

Pour apprendre à marcher en vélo

On déchiré point l’pantalon

On chiffonné toujour l’cotillon

Nos jeunes filles astour font leur coquette

Quand à son sur leur mobylette

Avec ces engins-là on n’ gagne p’tête pas d’argent

Mais sur la route on passe moins de temps 

 

Vous vous rappelez pas d’la chandelle à résine

Qu’éclairé aussi ben l’étable que la cuisine

Dame on a trouvé ça drôle

Quand on a eu la lampe à pétrôle

De dire qu’on a cor’ laissé ça d’coté

Pour s’éclairer à l’électricité

Nos jeunes filles paraissent quand-même plus belles

Sous cette nouvelle chandelle 

Et pour faire le cidre en fallé t’y des hommes

Pour tourner le moulin à pomme

Et même ça té pas rare

De voir les femmes tirer sur la barre

Astour tout le monde s’intéresse

A faire le cidre à la presse

Dame c’est ben pu pratique

Car le cidre s’en va tout dré dans la barrique

 

Pour les accouchements, don, ba, les pôves femmes

fallait aller chercher la sage-femme

ça té pas rien d'aller avec un moteur à crotin

Et cor' pas de bons vilains ch'mins

Asteur à la moindre souffrance

on leur fait venir l'ambulance

Et puis y 'a pu d'difficultés

On les envoie à la maternité

 

Je ne voudrais pas m'arrêter

Sans en avoir parlé

D'une des dernières inventions

Qu'on appelle "insémination"

C'est une découverte celle-là

Vraiment com' y n'y en a pas

Plus besoin d'aller chez le voisin

Pour mener la vache au taurin

Dame c'est ben pu facile

On vous apporte ça à domicile

ça c'est sûrement du progrès

car les vaches font de bien pu beaux bodets

C’est peut-être venté bien l’évolution

Mais je crois qui faut faire attention

Car y a des engins qui m’donne le cafard

D’après c’qui disé ça s’appelle un mouchard

Il est capable de répété

Tout c’que j’vous zé raconté

Ce qui y  a de plus fort

Y peut l’redire après ma mort

J’me demande comment j’va faire 

Pour me présenter à Saint-Pierre

Et ben j’compte sur vous mes amis

Pour li dire que j’ne point menti

D’aut fail dans lé maisons

On avé dé lits à wagons

Puis on monté par su la mée

Pour allers’coucher

Depuis on a trouvé ça plus beau

D’avail dé lits à rideau

A s’tour on dit que sé cor mieu

D’avail dé lits d’milieu.

 

Dans sé lits la on avé par grand place

Mé on metté une paillasse

Puis on avé la coutume

De mette une couette en plume

On avé d’gros draps

Qui piqué lé fesses et chatouillé lé bras

A s’tour la paillasse on l’a supprimé

Et remplacé par un sommier

De couette, ça ne se fait pas

On aime mieux un bon matelas

Et puis on dort ti bien 

Quand on a de beaux draps fins

 

La marmite se pendé à la teurmaillère

Sur le teurpied on metté la galettouère

Puis, y avé nos grand-mères

Qui metté lou bourseuil dans lé armoires

A s’tour, les femmes sont elles fière

De faire la popote sur la cuisinière

Et de porter lou économie

A la caisse ou au crédit
 

 Derrière lé armoires, se cache lé amoureux

On s’assiété su la crêche devant le beuf

Si on voulé se chauffer

On grimpé dans le foyer

Si y avé trop de chaud 

On ouvré la porte d’en haut

As’tour ceux qui sont à la page

Chez eux y z’ont le chauffage

Et sé quand même pu chouette

Pour avoir de l’air d’ouvrir la fenêtre 

 


 


Pour avail l’eau, on avé ti d’la peine

On allé la cherché à la fontaine

Cé que saté pas rigolo

D’aller avec nos deux sabots

Que voulez-vous, ça té pas note faute

En ce moment-la y avé pas d’bottes

On allé la chercher avec des cruches

Et on la chauffé avec dé buches

Depeuil, y a ti eu du progrès

L’eau vient toute seule au robinet

 

Et puis sa té tout le temps au doué

Que lé lavandières allé lavé

Que sa té du bélinche ou bien dé draps

Tout té lavé à coup de badrap

Depeuil on a trouvé la combine 

De laver tout ça à la machine

Dame, y n’ont pu à se tracasser

Y n’ont qu’à la regarder travailler

Ou si ne veule par faire la belle

En lavant y font la vaisselle

 

Au doué, n’en té ti dit dé belles

Car de d’la vené toutes les nouvelles

Mé fallait faire attention

A sa conversation

Car si y avé dé vexations

On se preuné au chignon

A s’tout, ça né pas pu mal

On a lé nouvelles par le journal

Ou tou ben par la radio

Même dans les autos

 

D’aute fails on fesé la veilleuil

On travaillé toute la saireuil

Lé femmes avé ti d’la peine

Fallé qui filent lou laine

Les filles ieux tricoté

Les hommes fésé lé paniers

As’tout tout l’monde porte lou attention 

A regarder la télévision

 


En ce temps là, on avait quand même la vie dure

Dame fallé faire nos besoins dans la nature

Et puis fallé core faire attention

On s’cachéderrière lé buissons

On se mettait pas n’importe comment

On regardé d’où vené l’vent

Depeuil, y a ti eu du progrès

Partout y a dé cabinets

Y en a même qui ont la satisfaction

D’en avail dans lou maisons 

Sé ventié ben le progrès

Pour mail tout né pas parfait

Car dans le monde où nous vivons

Faut-ti faire attention

D’aute fail on pouvé faire la distinction

Entre lé filles et lé garçons

Si les filles avé dé cotillons

Lé gars avé dé pantalons

Si les gars avé dé chapeaux ronds

Lé filles ieux dé chignons

Nous les anciens, faut ti avail l’œil bon

Pour faire la distinction

Car si les gars on cor des pantalons

Lé filles aussi en ont

Si lé gars n’ont pu chapeau rond

Tout lé deux ont cheveux longs

Bien-sûr, on pourrait les reconnaitre

Mé on ne va tout de même pas

Déboutonner la …. O Pardon…

Savez-vous ben qu’aute fail

Quand on metté les vaches hors du tail

Nous fallé les heuder

Pour les enveillé au pré

Et qu’on se servé d’un chien

Pour les empéché d’aller sur d’aut’terrain

Astour c’est ben pu pratique

Y a la clôture électrique

 

Lé vaches pour avail lou lait

On s’assiété sur un beurchait

Fallé core connaitre la combine

Pour leur sortir ça des teutines

Pour ne pas l’avail par les yeux

Fallé leur attacher la queue

As’tour y n’ont pu besoin d’sen faire

Y z’ont la machine à traire

 

D’aut fail on cuisé les patates dans la marmotte

On fésé l’beurre dans une ribotte

Dame ça té ti rigolo

De vaille les femmes agiter le ribot

Sus lou davantau, y mettait un torchon

Pour que la crème gaté pas dans l’giron

As’tour on vient lou chercher lou lait

Et on rapporte le beurre tout fait

 

Quand fallé faire not’ foin

Qué’fail fallé allé ben loin

Dame sa té souvent à pied

Quand on allé au pré salé

On avait la faux pour le couper

La fourche pour le feuné

Le rateau pour l’arrolé

Même qu’on té ben lassé, fallé l’amochonner

As’tour y peuvent ti faire le craneur

Car y font tout ça avec le tracteur

 


 


 Pour piquer les betteraves et les choux

Fallé éte croché à longueur de jours

Dame ça té ti pas rien

On attrapé grand mal é reins

On a core trouvé la combine

De faire à la machine

Alors là on peut quand même bavarder

Car tout le monde travaille sietté

 

Si on voulait manger du pain

Y fallé ben semer du grain

Que tu t’appelles Jacques, Jean ou Joël

Tout le monde avé lou charrue à rouelles

Su la charrue, on attelé des bœufs

Qu’on lié deux par deux

Et pour lou donner d’la vitesse

On lou piqué dans lé fesses

As’tour y trouve que le labour est meilleur

Depuis qu’y le font avec le tracteur

 

Et pour écraser not’ grain

Fallé allé au moulin

Si vous l’écrasiez pas aussitôt

Y vous l’amenez avec un bourriqot

En attendant on allé chez la vésine

Pour emprunter d’la farine

Et la bonne femme se mettait au pétrin

Pour boulanger son pain

Et ça té à chacun son tour 

Que les hommes chauffé le four

As’tour c’est core le boulanger

Qui vient vous l’apporter

 

Et puis on trouvé ça pu pratique

D’allé bère au cul de la barrique

Et selon lé contré

Ça té à l’écuelle ou à la boleille

Ou pour aller pu vite

On buvait à coup d’lite

Depuis on a cru mieux faire

En buvant avec un verre

Mé faut quand même faire attention

De ne pas avail le neuil trop long 

Et pour le repas du midi

Sa té des galettes ou d’la bouillie

Si sa té pas dé groû

Avec du cidre douc

Et pour éviter la vaisselle

On se servé même pas d’écuelle

On avé quand même moins de peine

De creuser dans la bassiné une fontaine

Et pour la rendre meilleure

On mettait un bon morceau de beurre

Et dans la fontaine, les grands comme les petits

Trempé lou cuillerée de bouillie

As’tour y faut couteau, cuillère, fourchette

Avec ben des piats et ben des assiettes

 

Vous trouvez ventié ça bien l’évolution

Mé pour mail faut faire attention

Car y a des engins qui m’donne le cafard

D’après c’qui disé ça s’appelle un mouchard

Il est capable de répété

Tout c’que j’vous zé raconté

Ce qui y  a de plus fort

Y peut l’redire après ma mort

J’me demande comment j’va faire 

Pour me présenter à Saint-Pierre

Et ben j’compte sur vous mes amis

Pour li dire que j’ne point menti

Ambroise Rouillier

boulanger de 1938 à 1968

Ambroise est né à Saint-Lézin dans le Maine et Loire d’une famille rurale qui tenait une petite ferme. Après son certificat d’études, il a fait son apprentissage en boulangerie à Beaupréau. Son premier poste de salarié s’effectue à Saint-Léger près de Cholet, où il revient après son service militaire en Syrie. Il rencontre alors Madeleine Sanson, la sœur de son patron, qu’il épouse en 1928. Ils reprennent ensemble la boulangerie de ses beaux-parents à Bégrolles en Mauges. Ils ont eu 4 enfants Ambroise (1930), un enfant qui n’a vécu que six mois, Madeleine (1933) et Jean-Yves (1946).

Puis des deuils familiaux les amènent à changer de région et l’étude des offres de commerce les conduit à Saint-Dolay en 1938. Ils s’installent dans la rue de Coueslan à côté du garage Le Corvec.

En 1940, Ambroise est mobilisé et passe quelques mois au camp militaire de Meucon, puis il est démobilisé pour raison de santé. Durant son absence, c’est sa femme qui a pris le relai dans la boulangerie avec son père et deux salariés (Léon Gombaud et Edouard Rialland).

En 1947, la maison étant vendue, la boulangerie déménage rue du Noyer près du cimetière.

Ambroise cuisait son pain au feu de bois (qu’il récupérait auprès des fermiers). Cette méthode il l’a conservée très longtemps et elle faisait la renommée de son pain. À l’époque, il n’y avait qu’une variété de farine : la farine de blé ; la variété passait dans la présentation du pain à la sortie du four : pain fendu, pain fariné, pain jumeau, pain long, pain rond, baguette, petit pain, pain de deux livres, trois livres, six livres… Mais ce qui a fait sa renommée et est toujours présent dans la mémoire des dolaysiens ce sont ses brioches (pain sucré) qu’il faisait le samedi et le dimanche. Il faisait également du « gâteau de savoie » sur commande à l’occasion des évènements familiaux.

C’était un homme courageux, levé à 3h du matin, il passait la matinée au fournil pour deux ou trois fournées, puis il partait en livraison et revenait vers 19h puis il préparait la pâte du lendemain. Il dormait 5 heures par nuit. 

Les dolaysiens se souviennent aussi des tournées du père Rouillier, son cheval connaissait le trajet par cœur ce qui permettait au boulanger de dormir un peu. 

Il décède le 27 février 1974 à Saint-Dolay.

 

Source : Témoignage et photographie de sa fille Madeleine Le BERRE

Henri Robert  

maire de la commune de 1971 à 1983

 

Henri Robert est né le 28 décembre 1935 à Malansac. D’abord instituteur pendant deux ans dans la commune de Loyat, il arrive à l’école Jeanne d’Arc en septembre 1956 où il prend en charge les cours moyens. 

En parallèle, il est également directeur de la colonie de vacances la Rochoise de 1959 à 1980 environ. 

Il épouse une dolaysienne, Armelle Blanchard en 1960 avec qui il a 4 enfants. 

Mais son engagement dans la commune ne s’arrête pas à l’éducation des enfants, il devient rapidement secrétaire de mairie puis maire de 1971 à 1983.

Il prend sa retraite en 1992 après 36 années passées à instruire les jeunes dolaysiens. Il reçoit les palmes académiques le 13 mai 1995. 

Il est décédé le 14 mars 2016 à Saint-Dolay à l’âge de 80 ans. 

Source : Archives départementales du Morbihan 1T3, témoignages et visuels famille Robert 

Victorine Cadroch

commerçante du début du 20e siècle

Victorine est née le premier mai 1866 à La Prénessaye dans les Côtes du Nord. Avec ses sœurs, notamment Pauline, elles allaient régulièrement en vacances à Théhillac chez un oncle prêtre. 

Elle rencontre puis épouse Eugène BERTHO, menuisier, le 23 juin 1890. Ils ont trois filles : Eugénie en 1893, Victorine en 1896 et Lucie en 1898 et un garçon Victor en 1901. 

Dès leur mariage, le couple achète un terrain derrière la toute nouvelle église pour y bâtir un commerce et un atelier de menuiserie. Dans le commerce, Victorine y gère une épicerie, une mercerie, et un café restaurant. Son mari continue son activité de menuisier. 

Eugène décède le 20 janvier 1908, à 42 ans. Cette veuve, à l’allure d’homme, ne faisant pas dans le  «sentimental», va devenir une pionnière en terme de commerce à Saint-Dolay. Elle se développe en créant sa collection de cartes postales. [Sur les anciennes cartes postales du bourg nous pouvons lire la mention « Veuve Bertho buraliste à Saint-Dolay »]. Son commerce est alors un café, un restaurant et un tabac. Le commerce devient également une agence postale et accueille par la suite une cabine téléphonique. 

Puis elle continue de se développer en faisant un commerce de fruits et légumes.  Elle possède sa carte professionnelle d’acheteur et de distributeur en fruits et légumes, ce qui lui permet de faire transiter par Saint-Dolay, des tonnes de fruits qu’elle se procure dans le Morbihan et expédie par le train (gare de Sévérac), jusqu’à Nantes, Roubaix et même en Allemagne. Certains jours, la file de charrettes emplies de pommes aurait débuté du café sans discontinuer jusqu’à la gare de Sévérac…  

En 1923, elle cède une partie de son commerce (débit de boisson, restaurant, épicerie, mercerie et agence postale) à sa deuxième fille Victorine et son premier mari Pierre Le Guével. Elle conserve la vente de tabac/journaux, auquel elle ajoute en août 1929, la vente de poudre de chasse. 
Elle décède en 1950 à 84 ans d'une commotion cérébrale après avoir fait des travaux avec une hache dans ses champs. 

Sources et cliché : témoignages et collection privée Lepage/ Eriau

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Hervé Levesque du Rostu

 maire de la commune de 1942 à 1971 


La famille Levesque Du Rostu, branche cadette des Levesque, de la Roche-Bernard, s'est enrichie dans le commerce au cours du 18e siècle et a acquis un certain nombre de terres nobles de la région dont le château du Plessis en Saint-Dolay en 1808.

Hervé Levesque du Rostu est né le 18 novembre 1904 à Plessé. Mobilisé en 1939, il a participé aux campagnes de Belgique et de Dunkerque. Conseiller municipal depuis 1935, il est nommé maire en 1942 par arrêté préfectoral suite à la démission de Louis Retailleau. Il est ensuite réélu 4 fois. 




Il est fait chevalier de la légion d’honneur en 1964. Lors de la remise de médaille M. Vignard conseiller général dit de lui « ce que nous aimons et que nous apprécions dans nos réunions, ce qu’apprécient certainement vos administrés, c’est votre droiture, votre loyauté et votre franc-parler ».

Il décède le 24 juin 1989 à Saint-Dolay

Source : Ouest France février 1964. Cliché Collection privée Chaussée

Louis Retailleau  maire par intérim de juin 1940 à fin 1941

Louis Retailleau est né le 5 décembre 1892 à Missillac. Il est issu d’une fratrie de 10 enfants, son père décède avant la naissance de son dernier enfant en 1904. Sa mère élève seule ses enfants dans une ferme en bordure de Saint-Dolay à la Templerie puis à la Grand-Noë.

Louis part sur le front en 1914 avec le 77e régiment d’infanterie, il est fait prisonnier en juillet 1917 et interné au camp de Lumburg près de Francfort. Il est rapatrié en décembre 1918. 

Il se marie le 28 juillet 1920 avec Anne Marie Riot et le couple s’installe dans le bourg de Saint-Dolay et ouvre un commerce de tissus et confections.

Conseiller municipal au décès du maire Pierre Leclève en mai 1940, il est nommé maire. Mais il démissionne en novembre 1941 suite aux difficultés causées par ses administrés sur la difficile question du ravitaillement. Il reste cependant conseiller municipal jusqu’à la Libération et est réélu conseiller municipal en 1945.

En 1956, il cesse son activité de commerçant de tissus qui est reprise par Marie Géraud épouse Huguet. Il décède le 30 mars 1959 à Missillac à l'âge de 66 ans.

Sources : Archives départementales du Morbihan
Cliché : collection privée Géraud

Pierre Leclève, maire de la commune de 1919 à 1940


Né à Missillac en 1867, il est le deuxième garçon d'une fratrie de dix enfants. À l'âge de quinze ans, ses parents s'installent en ferme à la Guiha sur Saint-Dolay. Plus tard, il défriche la ferme de Bellevue qu'il exploite avec son gendre.

Maire à 52 ans en 1919, il est réélu trois fois (1925, 1929 et 1935). Il meurt à 73 ans le 12 mai 1940.

"Esprit droit, impartial, administrateur scrupuleux, il laisse à tous un souvenir ému qui n'est pas près de s'effacer". Nécrologie dans l'Ouest Républicain du 19 mai 1940.


Cliché Collection privée Géraud