La cale du Passage Neuf
Au début du 20e siècle il existait du passage de la Vilaine.
Le passage de Cran bien sûr, mais aussi celui de la cale du Passage-Neuf entre Rieux et Saint-Dolay à hauteur du village du Grippé.
Ce passage était fréquenté les jours de foire et le dimanche. Mais en 1907, personne ne se porte adjudicataire de cette cale. Malgré une subvention des communes de Rieux et Saint-Dolay, une pétition des habitants, le service des Ponts-et-Chaussées décide la fermeture de la cale au premier janvier 1908.
Dès le mois de juillet, le maire de Redon explique que depuis que les Ponts et Chaussées n’entretiennent plus la cale « le débarquement à marée haute se fait difficilement sur un rocher en aval de la cale et à marée haute il faut presque se déshabiller pour sortir de ce marais fangeux ». Il ajouter que la fermeture de la cale est très préjudiciable pour les habitants des environs.
Source : Archives départementales du Morbihan, S 865
Que le premier divorce dolaysien date de 1797 ?
Il s’agit de René Godet et Laurence Lopion. Leur divorce est prononcé le 11 septembre 1797 4 ans et trois mois après leur mariage et seulement 5 ans après la première loi qui autorise le divorce : celle du 20 septembre 1792.
L’assemblée législative affiche, alors, une volonté de rupture avec l’ordre ancien et autorise le divorce : un divorce pour tous et quelle qu’en soit la raison. Le divorce peut être demandé aussi bien par l’homme que par la femme et même pour simple incompatibilité d’humeur ou de caractère en raison des libertés individuelles. Les deux autres modes de dissolution s’appuient sur la nature contractuelle du mariage : le divorce par consentement mutuel et le divorce pour « causes déterminées ». Divorcer doit être simple et rapide. Aussi la dissolution ne se fait pas devant un tribunal mais devant un officier de l’état civil. Les révolutionnaires espèrent que cette liberté nouvelle mettra fin à des maux attribués à l’indissolubilité de l’union conjugale : le concubinage, l’adultère et même la prostitution.
Le Code civil de 1804 replace la famille comme le fondement de la société et contre le libéralisme excessif du divorce révolutionnaire. Le divorce pour incompatibilité d’humeur ou de caractère disparait. Des sept causes déterminées, le Code civil n’en retient que trois : les excès, sévices et injures graves ; la condamnation à une peine infamante ; l’adultère.
En 1816, Louis XVIII abolit le divorce. Les régimes politiques se succèdent avec des velléités gouvernementales ou parlementaires de rétablir le divorce sans qu’elles aboutissent. Chaque tentative de rétablissement jusqu’aux années 1880 se solde par un échec.
68 ans après son abolition, le droit de divorcer est rétabli par la loi du 27 juillet 1884, mais n’autorise pas le divorce par consentement mutuel, il faut attendre 1975, la loi du 11 juillet considère désormais que la rupture de l’union conjugale traduit avant tout l’échec du couple sans qu’il y ait nécessairement une faute.
Sources : Archives départementales, Nuit du droit 2022
Visuel : Archives départementales, état civil en ligne
Que le mystère du Raphaël de Saint-Dolay a duré plus de 20 ans ?
L’aventure commence en 1958, lorsqu’un maraicher de Saint-Dolay, après l’achat d’un livre sur l’art à Saint-Nazaire, acquiert la conviction que le tableau en sa possession est une œuvre inédite de Raphaël : une « Vierge à l’Enfant » datée de 1512. Les premières expertises menées au musée de Nantes, puis au Louvre, sont prometteuses : elles confirment que l’œuvre correspond à la peinture italienne du 16e siècle. Une radiographie prouve qu’il agit d'une création originale et non d’une copie.
En 1969, l'affaire prend une nouvelle ampleur. L'expert italien Pio Santini, membre de l’Académie des Beaux-Arts de Rome, examine la toile et confirme l’attribution au maître de la Renaissance. Fort de cet avis, le propriétaire envisage alors une vente prestigieuse. Cependant, le recul historique nuance aujourd'hui la crédibilité de cet expert : bien que reconnu, Pio Santini était réputé pour sa propension à attribuer un peu trop généreusement des œuvres à de grands maîtres, une pratique parfois contestée par ses pairs.
Le dénouement survient finalement en octobre 1978 dans une salle de ventes à Londres. Une nouvelle expertise internationale vient ternir les espoirs des propriétaires : le tableau n’est pas de Raphaël, mais de Gian Baptista Sassoferrato. Ce peintre du 16e siècle est célèbre pour s'être si fidèlement inspiré du style de Raphaël que ses œuvres ont trompé de nombreux spécialistes pendant des siècles. Estimée initialement à 500 millions d'anciens francs, l'œuvre ne sera finalement adjugée que pour 5 millions de centimes (soit environ 31 000 euros d'aujourd'hui), mettant fin à vingt ans d'un rêve artistique.
Qui a été le premier dolaysien à avoir un tracteur ?
Si en France les premiers tracteurs apparaissent après la Première Guerre mondiale, en Bretagne, la mécanisation a démarré timidement après la Seconde Guerre mondiale.
Selon les registres d’immatriculation de la Préfecture du Morbihan, le premier dolaysien à avoir immatriculé un tracteur serait Émile Mahé, agriculteur à la Coudraie en juin 1947. Il s’agissait d’un Mac Cormick &Deering 12 CV, probablement un tracteur d’occasion.
1947 est une année très précoce, même pour le début de la mécanisation bretonne (que l'on situe généralement au tournant des années 50). L'achat par Émile Mahé d'un tracteur dès cette date (moins de deux ans après la fin de la guerre) illustre le besoin de remplacer rapidement les animaux de trait perdus ou d'alléger la pénibilité du travail après la guerre et l’mportance du marché de l’occasion.
En 1948, deux autres agriculteurs se sont équipés : Joseph Le Clève de Bois-Rivaux avec un Harry Ferguson 11 CV et Alexandre Savourel de Cadouzan avec un Renault.
À Saint-Dolay, les premiers tracteurs devaient être capables de se faufiler entre les haies et sur des parcelles de tailles diverses. Le Massey Ferguson Pony ("Petit Gris") était le candidat idéal, souvent le premier tracteur acquis par les agriculteurs. Grâce à son moteur à essence (souvent transformé plus tard en diesel) et son célèbre relevage hydraulique à trois points, il a été un succès retentissant dans les exploitations morbihannaises. Il était capable de remplacer le cheval pour le labour, le transport et le fonctionnement d'outils stationnaires (comme la batteuse).
Puis la présence des tracteurs s’est multipliée à Saint-Dolay. Symbole d’un nouveau modèle économique porté par la jeunesse agricole, le tracteur a participé à la transformation d’un paysage de petites fermes en une agriculture moderne et productive en l'espace d'une génération (1950-1970).
En visuels :
Jean Belliot à Férel sur un Renault Type VI, souvent surnommé le "Tracteur Renault du type GP" ou "GP" tout simplement. Ce tracteur était issu d'un modèle développé pour l'artillerie française pendant la Première Guerre mondiale et fut ensuite adapté pour l'agriculture.
Groupe de travail à la ferme du Pommerais avec de gauche à droite : probablement un Deutz D 25, puis probablement un Farmall D-430 ou D-439 ; et Massey Ferguson 35 (MF 35) successeur du Petit Gris.
Source : Archives départementales du Morbihan, registre d'immatriculation 1582W 15
Visuels : Collection Vignard
Que trois poilus dolaysiens ont reçu la légion d’honneur ?
Il s’agit de Jean Pérais, Christien Mahé et Emile Géraud.
Christien Mahé est nommé chevalier de la Légion d’honneur en 1932. Né à Saint-Dolay le 3 avril 1881, il se marie en Seine-et-Oise en 1908 avec une belge Marie Lechat. Il est peintre sur voitures. Il participe à la Première Guerre mondiale avec le 36e régiment d’infanterie. Il est déclaré mutilé à 100%. Il ne peut plus travailler. Il va vivre d’abord dans les Yvelines puis dans le Gers où il meurt en 1973.
Emile Géraud est nommé chevalier de la Légion d’honneur en 1947 à titre posthume. Né à Saint-Dolay le 4 janvier 1882, il épouse Amélie Rouxel et est commerçant dans le bourg. Il survit à la Première Guerre mondiale où il est caporal au sein du 155e régiment d’infanterie. Suite à une intoxication au gaz, il est mutilé à 100%. Il décède le 23 juillet 1943.
Jean Pérais est nommé chevalier de la Légion d’honneur en 1948 à titre posthume. Né à Saint-Dolay le 25 mars 1887, il épouse Anne-Marie Desbois et est cultivateur à Kernevy. Soldat du 268e régiment d’artillerie, il participe à la Première Guerre mondiale. Blessé le 19 juillet 1918 à Soissons par un éclat d’obus, il est mutilé à 100%. Il décède le 3 janvier 1942.
Source : Base Léonore
Que la Vilaine a failli changer de nom ?
Suite à la construction du barrage d’Arzal, il a été évoqué l’idée de changer le nom du fleuve.
Découvrez les débats du conseil général [à cette époque le Préfet participait aux réunions, la décentralisation n’avait pas encore eu lieu] à ce sujet en 1973 :
M. Le Préfet :
« J’ai obtenu des renseignements sur un vœu que le Conseil général avait émis lors de sa session de juin 1973 concernant la modification d’appellation du fleuve la Vilaine et que je tiens à porter à votre connaissance.
Le Conseil général du Morbihan avait envisagé que soit modifiée l’appellation de la Vilaine en raison du changement d’aspect des eaux qu’a entrainé la création du barrage d’Arzal. La question posée qui paraîtrait appeler une réponse simple, dans la mesure où l’on s’accorderait sur la nouvelle dénomination de la rivière, entraînerait cependant une série de conséquences assez complexes. Bien entendu la première de ces conséquences serait la révision des cartes, documents, signaux, de toutes natures sur lesquels est portée la mention de la Vilaine. Une autre, et non des moindres, impliquerait le changement du nom du département voisin (Ille et Vilaine).Les noms des communes, lieux ou lieux-dits qui font référence à la Vilaine seraient également et logiquement à modifier.
Renseignements pris auprès des services du ministère de l’aménagement du territoire, de l’équipement, du logement et du tourisme, aucun précédent ne semble pouvoir être invoqué qui puisse servir de référence quant à la procédure à appliquer en tout cas pour un fleuve aussi important. Une telle décision ne paraît pouvoir être prise qu’au plan national. Elle appelle la consultation préalable du département voisin et très certainement de toutes les communes riveraines du fleuve.
La procédure serait assurément fort longue, très lourde nécessairement interministérielle et ne paraît pas pouvoir être engagée sans qu’une proposition précise puisse être présentée quant à la nouvelle appellation de la rivière étant entendu qu’il n’est pas du tout avéré que l’appellation actuelle comporte la nuance péjorative que lui donnerait le langage moderne ».
M. Le Président
« nous sommes entièrement d’accord avec vous, monsieur le Préfet, sur la difficulté qu’il y a à modifier l’appellation de ce fleuve car les Bretons bretonnants eux-mêmes n’arrivent pas à s’entendre sur le nom de la Vilaine. »
Source : Archives départementales du Morbihan, IB 713 1973
Pour en savoir plus sur la construction du barrage d’Arzal, vous pouvez consulter :
- Un article réalisé par les archives départementales https://patrimoines-archives.morbihan.fr/decouvrir/instants-dhistoire/un-objet-des-histoires/le-barrage-darzal
- Une vidéo de l’INA en 1971 https://www.youtube.com/watch?v=aO8xJLoANVo
Un certain nombre de dolaysiens ont reçu la médaille du mérite agricole.
Le 7 juillet 1883 l’ordre ministériel du Mérite agricole est créé par le ministre Jules Méline pour récompenser les services rendus à l'agriculture. A l’époque on disait « obtenir le poireau » en analogie à l'insigne qui représente une étoile émaillée de blanc appendue à un ruban dont la plus grande partie est verte et à la plante potagère qui a un bulbe blanc surmonté d'un panache vert.
L’ordre comprend trois grades (chevalier, officier et commandeur). Pour être admis dans l’ordre, il faut jouir de ses droits civils et justifier de dix ans de services réels rendus à l’agriculture (activités agricoles, fonctions publiques agricoles ou publications agricoles).
Quelques dolaysiens ont reçu cette décoration :
1947 : Joseph Leclève, chevalier
1950 : Auguste Retailleau, chevalier
1954 : Joseph Leclève, officier
1961 : Pierre Guiheneuc, chevalier
1969 : Joseph Géraud, proposé
1970 : Jean Chesnin, proposé
Une entreprise dolaysienne a réalisé l’escalier de la Mine d’or à Pénestin
L’ingénieur des Ponts-et-Chaussées décrit la situation : « la plage des Trois demoiselles est bordée sur toute sa longueur (1 km) par une falaise de 14m50 de hauteur en moyenne. Les piétons sont actuellement obligés d’emprunter pour accéder à la plage divers escaliers creusés dans la falaise et souvent démolis par les tempêtes. L’utilité d’une rampe d’accès est incontestable […] ».
L’ingénieur explique que la difficulté des travaux réside dans l’évacuation des déblais en terre arable et granit pourri, mais que monsieur Le Roux possède « un puissant matériel moderne de terrassement américain ».
Les travaux de construction d’une rampe d’accès sont réalisés en juillet 1949 « avant la fin de la période balnéaire » pour une somme de 426 480 francs.
Sources : Archives départementales du Morbihan 9 Fi et 2178 W
Des instants de vie dans les registres paroissiaux
« Le huit septembre mil sept cents soixante-huit, le calvaire de Saint-Dolay a été renversé par le vent, et le même jour il est tombé une pluye si continuelle et si abondante que les personnes de la frairie de Crand qui estoient restées a vespres ne pûrent sen retourner chez elles ni par la metairye du Bois Joly, ni par la planchette.
Le même jour Monsieur le recteur ayant été appellé pour aller voir un malade dans la même frairie, il passâ par le Bois Joli avec beaucoup de danger, vû la rapidité du courant d'eau, et son cheval y etant a la nage.
Le mardy vingt trois août de la même année, il tombâ une grêle si grosse quenviron une heure après midy, elle cassâ pour environs huit ecu de vitres au chateau de la Bretêche, et deux carreaux a la cure de Missillac, et fit beaucoup de ravages du cote de Rhedon.
Monseigneur Levéque de Nantes a envoyé quatre mandements dans les differentes paroisses de son diocèse, ordonnant des prieres pour demander la cessation de la pluye qui commença quelques jours avant la saint Jean Baptiste, qui a presque été continuelle depuis ce temps là et qui nest pas encore finie.
Dans le mois doctobre de la même année, les messieurs grands vicaires envoyerent dans ce diocese une lettre circulaire permettant de battre les grains dans les chapelles et dans les nefs des eglises.
Dans plusieurs endroits de cette paroisse on a pas encor finit de battre les grains de lannée cy dessus 1768. cette abondance de pluyes à fait perdre beaucoup de grains, et sans cela / la recolte / eut eté très bonne dans le pais.
Depuis long tems on navoit pas vû une si grande quantité de cidres dans cette paroisse que dans l'année cy dessus.
Le vin de Guerrande qui ne valloit rien se vendoit soixante livres la barique.
Je soussigné certifie le cydessus conforme à Saint Dolay ce seizieme jour de mars mil sept cents soixante neuf.
Jerôme vicaire et orig. de St Dolay »
Archives du Morbihan : Saint-Dolay BMS 1744/1774 [en ligne]
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Une scène d'une pièce de théâtre de Dumas se déroule à Saint-Dolay ...
Une scène d’une pièce de théâtre d’Alexandre Dumas se déroule à Saint-Dolay ?
Dans le roman Gabriel Lambert d’Alexandre Dumas (père) écrit en 1843, le jeune homme est originaire de Trouville en Normandie. Mais dans l’adaptation en pièce de théâtre en 1866, le héros est originaire de Saint-Dolay ! D’après les spécialistes de Dumas que nous avons interrogé, Amédée de Jallais pourrait être à l'origine de cette modification. Reste maintenant à découvrir comment ce dernier a connu Saint-Dolay ?
Ce roman est très peu connu car il a été publié la même année que Les Trois Mousquetaires et le Comte de Monte-Cristo (du même auteur). Il raconte l’histoire un jeune homme de province, pauvre, qui devient faux-monnayeur pour s’intégrer à l’élite parisienne. Il aborde ainsi les grands débats de l'époque : le bagne, la prison et la peine de mort sous Louis Philippe.
Vous pouvez la découvrir en ligne :
https://beq.ebooksgratuits.com/vents/Dumas-Lambert.pdf
Visuels : Wikipédia.
Un dolaysien donne son nom
à une rue lorientaise
Paul Bertho est né en 1833 à Saint-Dolay de Michel Bertho, menuisier et de Perrine Rialland.
A 20 ans, il devient élève-maître du département du Morbihan à l’école communale de Palais le 22 octobre 1853. Le 18 septembre 1855, il est nommé instituteur titulaire à Saint-Jean-La-Poterie dans le Morbihan, avant de rejoindre Lorient en 1857, comme instituteur-adjoint à l’école communale de cette ville. Il commence sa mission avec détermination et s’attache à cette ville et à ses habitants. Cet attachement se traduit par son mariage à Lorient, le 8 avril 1863, avec Joséphine Portier, institutrice libre. Le couple a quatre enfants: Armand (1870-1931) instituteur, Paul (1864-1924) professeur, Gabriel (1865) professeur et Marie (1867).
En septembre 1878, Paul est nommé directeur de l’école laïque de Kerentrech. Lors de sa prise de fonction, l’école de ce faubourg populaire est composée de 2 classes et scolarise 140 élèves. Tout est à faire et « grâce au zèle et au savoir-faire du nouveau directeur, la situation s’améliora rapidement et l’école, installée dans des locaux plus vastes, prit bientôt une extension considérable. » Vingt années plus tard, elle comprend 12 classes et les résultats y sont toujours remarquables. En octobre 1895, l’école municipale des garçons de Kerentrech reçoit à l’Exposition Universelle de Bordeaux une médaille d’argent pour la qualité de ses travaux scolaires (cahiers, dessins, cartes, instruments de physique et de chimie).
Le samedi 5 février 1898, la mort « imprévue et prématurée » du directeur de l’école de Kerentrech à 65 ans, attriste la population et pour la presse locale « ce fut une tristesse sincère qui tomba dans bien des cœurs. Ils étaient tant qui perdaient leur ancien maître. » Pour Le Nouvelliste du Morbihan : « Monsieur Bertho était vraiment une personnalité lorientaise, non par sa fonction plutôt modeste, mais par la manière dont il a su la remplir et les résultats qu’il a obtenus (…).
Cette vie entièrement vouée à l’instruction des enfants du peuple est récompensée le 12 juillet 1962, par l’attribution d’une rue dans le quartier de Kerentrech. »
« Tous ceux qui l’ont connu s’inclineront avec respect et reconnaissance devant le souvenir de celui qui eut toujours comme objectif de remplir sa mission : comme éducateur, comme père de famille, comme citoyen tout dévoué aux institutions républicaines. » Adolphe L’Helgouach, maire de Lorient.
Paul, Marie, Louis Bertho (1833 – 1898)
Instituteur
Officier de l’Instruction publique
Officier d’Académie
Les champions dolaysiens
Aujourd’hui, vous ne pouvez pas l’avoir raté, commencent les JO Paris 2024
Profitons en pour faire le point sur nos champions dolaysiens.
Michel Crespel s’est illustré en rallye cross ,il est notamment champion de France en 1994 et Joseph Chotard au 24 heures du Mans.
En football il y a Gérard Chesnin qui a joué en division 1 avec Laval entre 1977 et 1981, et son cousin Yves Mahé qui a joué avec Vannes UCK.
En cyclisme Yvon Peraud a couru jusqu’en régional.
Et plus récemment Titouan Guriec est devenu champion départemental de Karaté pour la saison 2017-2018.
Et vous, connaissez vous d’autres champions ? N’hésitez pas le partager en envoyant u mail à l'association [email protected]
Vive le sport ! Vive les Jeux olympiques !
Un dolaysien maire de Missillac : Raymond Rabillard
Raymond Rabillard né le 8 juin 1913 à Saint Dolay. Originaire du Béchy à Burin, il se marie à Missillac le 14 mai 1935 avec Jeanne Le Roux.
Il a participé à la seconde guerre mondiale dès la mobilisation générale, il est fait prisonnier et tente à deux reprises de s’évader.
Directeur gérant de la scierie industrielle Rabillard, il est également adjoint au maire de 1945 à 1947, puis maire entre 1947 et 1953, puis de 1959 à 1971
Il a également été président de l’association de la maison de retraite Saint-Charles
En 1969, il est fait Chevalier de la légion d’honneur par Olivier Guichard alors ministre de l’éducation nationale.
« Monsieur Rabillard qui a su, grâce à son intelligence, son travail et son dynamisme, donner à l’entreprise familiale un développement précieux pour l’économie locale, se consacre depuis de nombreuses années à la commune de Missillac dont il est l’administrateur compétent et dévoué. Personnalité marquante de son canton, monsieur Rabillard jouit de l’estime générale et son action à la présidence depuis 1959 de l’association de la maison de retraite Saint-Charles à Missillac est particulièrement appréciée. »
Il meurt à Saint-Dolay le 2 décembre 1977 à l’âge de 64 ans
Visuels : photographie tirée de l’ouvrage de Marcel Grayo ; acte de naissance, base Leonore
Les locomotives de Jean Barbaro
Jean Barbaro, né le 17 février 1924 à Palerme en Sicile. Il arrive, à 11 mois, en France avec ses parents antifascistes qui ont fui Mussolini. La famille arrive à Saint-Nazaire où vit déjà une communauté italienne.
Comme son père avant lui, Jean Barbaro est ouvrier aux Chantiers et plus exactement tourneur. Il y reste 28 ans puis accepte un poste de chef d’atelier au Havre.
A l’heure de la retraite, il revient sur Saint-Dolay. Artiste : peintre et modéliste. Il se fait remarquer par ses modèles réduits de locomotive (au 1/23e). La première, il la commence à 19 ans pendant la poche de Saint-Nazaire. Il la termine à 53 ans ! Puis 5 autres ont suivi.
Il meurt à 95 ans. Dernièrement la famille a légué une de ses locomotives à la commune, vous pourrez venir l’admirer dans le cadre de l’exposition Osez 2 les 4 et 5 mai prochain.
Sources et visuels : Ouest-France
La société de tir et le champ de tir
En 1910, le directeur de l’école publique Théophile BOUIN, tout juste nommé, souhaite appliquer à Saint-Dolay la loi du 28 mars 1882 qui fait de la gymnastique et des exercices militaires une obligation de programme de l’enseignement primaire. Le ministère de l’instruction publique met à la disposition (…) des plus modestes écoles primaires de garçons, un certain nombre de fusils destinés à l’exercice du tir. Trois fusils sont donnés par école : deux pour la pratique du tir, un pour la démonstration du mécanisme. En mai 1882, le tir scolaire est pratiqué dans 35 écoles primaires du Morbihan. En 1900, le ministre de la guerre, crée le brevet militaire de gymnastique et de tir. Le programme des matières exigées pour l’obtention du brevet tend aussitôt à devenir le programme des sociétés. Puis, le ministère de la guerre pour mieux contrôler l’activité des sociétés de préparation militaire met en place en 1908 un agrément. Le préfet du Morbihan en dresse un bilan pour son département, « 16 sociétés du Morbihan ont demandé l’agrément du gouvernement. »
C’est dans ce contexte que Saint-Dolay se dote d’une société de tir et de préparation militaire en février 1910 d’abord uniquement scolaire, puis rapidement civile. Un premier concours de tir a lieu le 5 mai 1910 dans la cour de l’école publique des garçons. Si la société connait des débuts difficiles avec seulement 27 adhérents en 1910, elle en compte 41 l’année suivante.
Le 2 juillet 1911, elle organise sa première fête, puis le 12 mai 1912 son premier concours de tir longue portée.
En 1922, la société demande une subvention à la commune et à l’État pour l’établissement d’un champ de tir. Il s’agit probablement de celui de la Ricautière que Dany Callofer décrit dans son ouvrage Si Saint-Dolay m’était conté : « Il y avait du côté ouest, une tranchée et de chaque côté sur une longueur de 20 mètres deux murets avec la cible au fond ».
Sources : Archives départementales R 1718, Presse en ligne, Les Morbihannais dans la Guerre.
Photographies : collection Géraud.
Qui a eu la première voiture à Saint-Dolay ?
Qui a été le premier automobiliste dolaysien ?
Il n’est pas facile de répondre avec certitude à cette question avant 1901. La circulaire du 11 septembre 1901 rend obligatoire l’immatriculation des véhicules en France. Les plaques d’immatriculation (qui existaient déjà pour les véhicules hippomobiles) comporte désormais des chiffres et une lettre : L pour l’Ouest de la France, puis LE après 1928.
D’après les registres d’immatriculation de la Préfecture du Morbihan, le premier automobiliste dolaysien serait Joseph Lucas en février 1924 avec une Renault AG1, puis une Ford en mai.
Un an plus tard (mars 1925), un autre boulanger, Gustave Orgebin achète une Chenard et Walcker. Et en mai 1925, Louis Le Piouffe possède une Monet Goyon. Ensuite ce sont deux motos qui arrivent dans la commune : une Terrot pour Yves Allain et une Monet Goyon pour Joseph Loyez.
Les douze premières automobiles immatriculées entre février 1924 et mars 1930 :
Joseph LUCAS Renault AG1
Joseph LUCAS Ford
Joseph LOYEZ Monet Goyon (moto)
Gustave ORGEBIN Chenard et Walcker
Louis Le PIOUFFE Monet Goyon
Yves ALLAIN Terrot (moto)
Emile DUVAL Ford T
Pierre LE GUEVEL Citroën B15G
Pierre LEPAGE Renault NN 6 CV immatriculée 1895 LE
Léonce DU ROSTU Suère D immatriculée 1946 LE
Joseph PERAUD Renault KZ immatriculée 2872 LE
Louis ROUSSEAU Renault NN 6 CV immatriculée 3009 LE
Jean DAVID Citroën AGH immatriculée 3915 LE
Source : Archives départementales série S
Les objets classés
L’église de Saint-Dolay conserve en son sein trois trésors : deux classés et un inscrit au titre d’objets mobiliers.
Depuis 1887, certains objets sont protégés afin d’éviter toute destruction ou restauration abusive.
Le premier trésor dolaysien est une cloche en bronze datée de 1413 classée le 30 décembre 1946 ; le deuxième un calice du 17e siècle classé le 20 octobre 1958 ; et le troisième un antependium daté du 18e siècle inscrit le 18 mai 1994.
Sources : Base Palissy et collection privée
La fête des anciens
Collection privée Chaussée
En 1972, Joseph Leclève et le club des anciens du pays mitau ont souhaité faire revivre les pratiques anciennes. Ont suivi plusieurs fêtes annuelles des anciens le premier dimanche d’août, dont quelques extraits vidéos sont conservés à la cinémathèque de Bretagne.
https://www.cinematheque-bretagne.bzh/
En ce début des années 70 l’agriculture morbihannaise a déjà bien évolué : motorisation, spécialisation de l’élevage ou des cultures. Les anciens veulent expliquer les pratiques agricoles de leurs parents : battage aux fléaux, fabrication du beurre…
La création des départements en 1790
Avant la Révolution française les paroisses de Saint-Dolay, Nivillac, La Roche-Bernard, Férel, Camoël et Pénestin faisaient partie de l'évêché nantais.
Lors de la création des départements en 1790, la province de Bretagne a été divisée en cinq départements. Les députés bretons en charge de ce découpage ont voulu le faire équilibré en respectant la limite naturelle des cours d'eau.
Mais les députés rennais ont souhaité que le port de Redon fasse partie de l'Ille-et-Vilaine alors que Redon faisait jusqu'alors partie de l'évêché vannetais.
Aussi le département bretillien a cédé Chateaubriant à la Loire-Inférieure qui a donné les communes précédemment citées au Morbihan qui a donc laissé Redon à l'Ille-et-Vilaine.
En 1806, ces communes s'unissent pour demander sans succès l'intégration à la Loire-Inférieure.
Cliché : Archives départementales du Morbihan 1 Fi 982